vendredi 1 août 2014

BIENVENUE...

... au COURS PRÉPARATOIRE

École élémentaire des Arènes
14, rue Marceau

Madame Françoise MAILLOT, Directrice
Tel. : 04 70 03 12 93
ecole.neris-bains.03@ac-clermont.fr
CCP Coopérative scol : n° 465 68 Z Clermont-Fd


 

vendredi 18 juillet 2014



lundi 7 juillet 2014

Notre COMMANDE DE FOURNITURES pour l'année prochaine


À part le cartable et les chaussures de sport (pour le gymnase), aucune fourniture n'est directement à la charge des familles.

La ville de Néris-les-Bains alloue un budget de 38 € par élève que nous utilisons librement pour passer commande de tous nos livrets, manuels et consommables :


auprès d'Imprimerie VADOT (en 24 exemplaires, renouvelables chaque année)
— AUGÉ & PETIT, Histoire de France
— DUPRÉ, Chiffres et nombres
— ROUSSEL, Frédi, Suzette et le canard boiteux
— ROUSSEL Jeux de lecture
Mes premières dictées
— DUPRÉ, Mesures
— DUPRÉ, Géométrie
— LIGEL, Exercices d'arithmétique
— Renouvellement de quelques exemplaires défraîchis de la Méthode de lecture Delile
— réutilisation du LEMONNIER-SCHRADER, Géographie

auprès de La Librairie des Écoles, Paris

La bonne Méthode d'Écriture/ Lecture Cuissart
La bonne Méthode de Dictées CP
— ... calcul... en attente
— 1 exemplaire de chacun des six cahiers de la collection "Les petits devoirs"

Très utile pour la classe ou pour les parents, le cahier Écriture CP propose la même progression que La bonne méthode de lecture Cuissart :
60 séances de 15 minutes.
Tous les conseils pour bien écrire.
Toutes les étapes détaillées.
100% conforme aux programmes.
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LE CARTABLE DU MAÎTRE
Depuis l'an dernier, tous nos manuels sont numérisés au format .pdf ; ce qui offre une utilisation très souple en classe à partir d'une tablette LOGICOM (50 €) + clé USB ou carte microSD.
Très pratique, cette tablette se connecte au réseau via le wifi de l'école...
LOGICOM Tablette Internet TAB 750 - 4 Go

mercredi 2 juillet 2014

SORTIE À NÉRIS

Chers parents

Ce jeudi, vos enfants viendront évidemment sans cartable mais avec un pique-nique pour le déjeuner.

Notre programme de la journée :

— séance d'anglais de 8h30 à 9h30, en classe avec Sylvia Gazenbeek
— vers 10 heures, promenade en ville pour y découvrir quelques éléments de notre patrimoine.
— midi, retour à l'école pour récupérer le pique-nique. Nous y retrouverons la classe de Mme Hiet (CE1/CE2) et nous partirons tous au Parc des Chaudes (derrière la piscine) pour pique-niquer.
— Après le déjeuner, nous ferons quelques jeux puis nous terminerons avec le tour du Lac.
— retour à l'école vers 16h

À demain
JPP





lundi 30 juin 2014

Géographie de l'École Onzième édition, 2014



La onzième édition de Géographie de l’école décrit les caractéristiques spatiales du système de formation français et s’efforce d’approfondir l’analyse des disparités territoriales au niveau infra-académique. Trente-cinq indicateurs, le plus souvent relatifs à l’année scolaire 2013-2014, sont actualisés, illustrés de nombreuses cartes ou graphiques et accompagnés de données détaillées au niveau local. Quatre études complètent ce panorama en proposant de caractériser précisément les territoires. L’ouvrage montre ainsi la diversité des contextes éducatifs et éclairent les évolutions enregistrées au cours de la dernière décennie.

ENTRAÎNEMENT AU CALCUL + ET —

"...
L'intimité avec les nombres se construit :
- par l'acquisition d'automatismes (au premier rang desquels figure la connaissance parfaite des tables d'addition et de multiplication, ainsi que la pratique des algorithmes de calcul écrit et de calcul mental des quatre opérations),
- ..."

in LE CALCUL À L'ÉCOLE PRIMAIRE Laurent Lafforgue (mathématicien).

*************

L'an prochain nous proposerons à nos élèves du CP un entraînement quotidien sur ce document nouvellement édité.

https://drive.google.com/file/d/0B57T9L-hnxr3QzdSSTdSSk54ZGc/edit?usp=sharing

Voir aussi :

ENGLISH (de la part de Sylvia Gazenbeek)

ABCs, colors, numbers

lundi 23 juin 2014

Conférence TEDx

 Pour une refondation de l'école guidée par les enfants
Par Céline Alvarez


https://www.youtube.com/watch?v=nwVgsaNQ-Hw

lundi 16 juin 2014

CONJUGAISONS ET RÉCITS AU CP

Aujourd'hui Thibault nous a apporté le livre de son frère "Le Club des Cinq aux sports d'hiver", édition récente de la Bibliothèque Rose. Il l'a comparé avec l'édition qu'il a empruntée pour lui-même dans notre bibliothèque de classe et qui date des années 1960.
Dès la première phrase, Thibault a bien remarqué la substitution du présent de l'indicatif au passé simple ; et il en est ainsi dans tout l'ouvrage.
En rééditant la célèbre série Le Club des Cinq, les éditions Hachette ont éliminé totalement l'emploi narratif du passé simple et ont procédé à la réactualisation du texte par suppression des mots désuets.

Voir Le Club des Cinq en randonnée >>>



Ce premier tableau de conjugaison regroupe les temps du mode indicatif, pour les deux auxiliaires, pour les verbes du groupe 1 (avec les deux auxiliaires) et pour les verbes du groupe 2. 

On récite de la manière suivante : par exemple pour le verbe ÊTRE (Je suis -S-U-I-S, tu es -E-S, il/elle est -E-S-T, nous sommes -S-O-M-M-E-S, vous êtes -Ê-T-E-S, il/elles sont -S-O-N-T),
pour le verbe AVOIR (j'ai -A-I, tu as -A-S, il/elle a -A, nous avons -O-N-S, vous avez -E-Z, ils (avec un s) ou elles (avec un s) ont -O-N-T).

La colonne de gauche (sur fond jaune) expose les temps simples. A droite, en regard, se trouvent les temps composés correspondants.
Présentée ainsi, la conjugaison française est finalement assez simple à retenir. À longueur d'année au CP nous avons psalmodié les temps simples ; si bien qu'à l'orée du CE1, l'apprentissage des formes verbales devrait s'en trouver facilité pour nos élèves. Ce n'est qu'un début. Une fréquentation assidue et quotidienne sera nécessaire pendant plusieurs années sous la forme de lectures, de récitations, d'exercices systématiques de langage, ...

L'objectif est bien sûr une maîtrise parfaite au terme du CM2 ; parents et enseignants doivent prendre conscience qu'il n'y a pas de temps à perdre. La conjugaison des verbes fait partie des moyens linguistiques qui permettront plus tard au collégien/lycéen une autonomie puis une originalité dans sa pensée.

Contrairement aux éditions Hachette nous pensons qu'il faut enseigner le passé simple dès les petites classes. Chaque année, la lecture quotidienne de l'Odyssée d'Ulysse (écrite au passé simple) nous conforte dans cette idée que ce temps ne présente aucune difficulté particulière et que la conjugaison peut se révéler un plaisir.




jeudi 12 juin 2014

"socle commun de connaissances, de compétences et de culture"

Le Point.fr - Publié le 11/06/2014 par

Le ministère publie un document qui oriente l'enseignement à l'école primaire et au collège. Et qui fait peur.  Lire le document >>>>

Mardi 10 juin, la démission surprise d'Alain Boissinot, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), a éclipsé la publication par le ministère de l'Éducation nationale du "socle commun de connaissances, de compétences et de culture". C'est dommage, car ce document, qui pose les fondations de la nouvelle politique d'éducation, de l'école primaire à la fin du collège, a de quoi inquiéter.

Le "socle" est une sorte de "smic" de ce que doivent savoir les élèves en sortant de 3e. Il est né du grand débat sur l'école lancé par Jacques Chirac au début de son second mandat et a été instauré par la loi Fillon de 2005. Il évoque non seulement les connaissances, pierre angulaire de l'instruction, mais aussi les compétences, notion plus floue qui rappelle le catéchisme pédagogiste selon lequel les élèves doivent construire leurs propres savoirs. François Fillon et son équipe avaient alors réussi à limiter les dégâts, en maintenant l'apprentissage des contenus. Avec ce nouveau texte, il y a de quoi s'inquiéter, puisqu'il précède, donc inspire la rédaction des futurs programmes scolaires.

Bons sentiments et langue de bois

Ce document de 22 pages regorge de bons sentiments, de nobles intentions, de généralités et de langue de bois. Mais de la transmission des savoirs, il n'est guère question. "L'école obligatoire ne peut pas seulement apprendre aux élèves à lire, écrire et compter", prévient le communiqué du ministère qui l'accompagne. Étrange formulation ! Car il faudrait quand même commencer par savoir lire, écrire et compter. Et c'est loin d'être le cas. Un enfant sur sept se trouve en difficulté sérieuse de lecture en 6e.

Le nouveau "socle" fait pourtant fi du français comme discipline à part entière, préférant s'intéresser aux "langages", qui "sont à la fois des objets de savoir et des outils, toutes les disciplines contribuent à leur acquisition". On n'est pas loin du fameux "référentiel bondissant" ! Les maths ? Intégrées, désormais, dans "l'observation et la compréhension du monde". Ils ne sont pourtant pas nombreux, ceux qui ont découvert des théorèmes par eux-mêmes ! Mais avec le socle, l'enfant devient une sorte de chercheur en herbe : "Il a compris que les mathématiques se nourrissent des questions posées par les autres domaines de connaissances et les nourrissent en retour."

Selon ce nouveau "socle", l'élève est non seulement un futur Einstein, mais aussi un Picasso et un Rimbaud en devenir. Il "exprime ses sensations et ses émotions par des productions littéraires et artistiques, et pratique, sous des formes diverses, la fonction poétique du langage". Et, à l'arrivée, il "a construit de la sorte une citoyenneté critique et partagée, ouverte à l'altérité". Au bout des 22 pages de lecture, une question demeure : qui tient les clés de la maison qui a produit un tel texte ?


jeudi 5 juin 2014

PHOTOGRAPHIE DE CLASSE

   Chers parents

Les photos de classe sont exposées à l'école, sur les vitres de la coursive.
Vous pouvez dès maintenant faire votre choix parmi les clichés n°1 et n°2.
Le prix de vente n’a pas varié : 5 euros (exclusivement par chèque).

Merci de  retourner ce coupon réponse en accompagnant votre réservation d'un chèque du montant de la commande.

Les enseignants

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partie à retourner à l'école

NOM de l’élève : ------------------------------------------------------------

Classe :  Cours préparatoire

photo n° 1 :   5 € x  ...... exemplaire(s)
photo n° 2 :   5 € x  ...... exemplaire(s)

total : ............ €

Paiement par chèque établi à l'ordre de CCP coopérative scol. n° 465 68 Z Clermont-Fd





lundi 2 juin 2014

Plaidoyer pour une école inclusive


TEDxParis 2012, Lydie Laurent

https://www.youtube.com/watch?v=rvWx_MMrzgM

ENSEIGNER AUJOURD'HUI ?

CARREFOUR DU FURUR >>>
par Joël de ROSNAY
 
Conférence dans le cadre de l'ANAE (Association nationale des acteurs de l’école) à l'Université d'été de la Communication d'Hourtin, 25 août 2003

Le titre de cet exposé est : « Enseigner aujourd'hui ? ». Avec un point d'interrogation. 
 
Je vais tenter de l’expliciter. L’enseignement, aujourd’hui est mis en cause. Je décrirai des faits et essaierai d’apporter quelques propositions dont nous discuterons ultérieurement.
 
Enseigner signifie des choses différentes pour nous tous. Chacun a une définition, une approche personnelle. Pour moi, ce sont trois concepts intimement liés. Transmettre des connaissances et des savoir-faire en aidant à les intégrer dans une culture du monde qui bouge. Aider à rendre ces connaissances et ces savoir-faire, opérationnels de manière à pouvoir agir sur le monde et mesurer les résultats de son action (être capable d'évaluer). Enfin, donner du sens à son action et, donc, donner du sens à sa vie.
 
Voilà pour moi, les trois grands fondements de l'éducation.
 
Pourquoi ce titre au mode interrogatif ?
Enseigner devient difficile, délicat. La fonction d'enseignant, le métier, l'enseignement au sens large, des petites classes à l'université, sont mis en cause par plusieurs facteurs, par les nouvelles contraintes du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. 
 
Des contraintes temporelles : le conflit entre le temps réel de la télévision et du monde qui va de plus en plus vite, et celui du temps de l'école. Le conflit avec l'autorité, le règlement, l'obligation, à une époque où les valeurs soutenues par plusieurs piliers (dont celles de la famille qui faisait perdurer un certain nombre de principes d’éducation) sont en train de s'estomper. Donc crise de l'autorité. Les contraintes, également, de la complexité, d’un monde de plus en plus divers et multiple, face auquel il faut faire des choix pour savoir quoi enseigner et comment le faire.
 
Je vais développer cinq points principaux.
 
1- En premier lieu, les enjeux et les contraintes de l'enseignement aujourd'hui.


Je résume ces enjeux en trois points: le temps, l'espace, et l'autorité.


D'abord le temps. Pourquoi le situer au nombre des contraintes fondamentales ? Parmi les causes de ce que l’on pourrait appeler la crise de l'enseignement, aujourd'hui ? Parce que les jeunes - et nous, vivons des relations différentes au temps. 
 
La télévision mondiale a créé la notion de temps réel, d'instantanéité des évènements. Internet donne aussi ce sentiment d'ubiquité. On vit face à deux temps constamment en interdépendance auxquels les jeunes sont habitués. Ils acceptent mieux l’un que l'autre, et commencent progressivement à rejeter le second.
 
Je veux parler du « temps long » et du « temps court » Le « temps long », la durée, c'est celle de la formation, de l'école, du cycle, du programme obligatoire. Nous entrons par un bout et nous sortons à un autre bout... Ce « temps long » est séquentiel, linéaire, comme notre vie, il est organisé en heures, jours, semaines, mois, vacances, carrière, retraite... C’est un temps unidimensionnel. Et il est synchronisé par les besoins de la société ; nous sommes obligés de nous couler dans ce moule du temps. Quand on veut suivre un autre schéma, « on n'a pas le temps ». Car il faut trouver le temps à l’intérieur de séquences juxtaposées, et donc en éliminer ou en écarter certaines. Cela demande un effort de choix fondamental que beaucoup ne savent pas, ne peuvent pas ou ne veulent pas faire.
 
Comme ce temps est contraignant, bien des gens, et surtout les jeunes, se réfugient dans un autre temps que j'appellerai le « temps court », c'est-à-dire le temps des évènements, des instants éphémères, qui se remplacent en permanence. Une sorte de « hit parade » du temps, auquel d'ailleurs répondent les jeux vidéo, le surf sur Internet, la télécommande et le zapping à la télévision, les flashes d’informations, les spots de publicité, ou les clips de musique… 
 
Ces mots courts sont dans la logique du « temps court » dont on se grise, sorte de drogue psychologique, toujours renouvelée. Il s’agit non pas de gérer son temps mais de faire le plus de choses possibles dans la diversité des instants. Je pense que la télécommande, le zapping, le replay du magnétoscope, et les jeux vidéo ont changé la culture des jeunes face au temps et donc créé un conflit avec l'école. La relation au temps est différente des époques précédentes, dans la mesure ou, par le zapping, on peut changer de vie ou changer de plaisir. On n'aime pas cette émission ? Clic ! On appuie sur un bouton et on passe à autre chose. Cette notion est ancrée chez les jeunes qu'on forme dans l’environnement « non zappable » de l’école.
 
En effet, on ne peut pas zapper l’école. On ne peut pas zapper le programme. On est là pendant 1 heure ou 2, dans le cadre de la semaine, avec le cahier de textes, les devoirs. On ne peut pas appuyer sur un bouton et changer d’environnement. Ce n'est pas possible. C’est même interdit. Ce qui crée une tension de plus en plus palpable dans les classes. 
 
Deuxième point : pour les jeunes, un événement n'est pas vraiment réel si on ne peut pas le revoir  grâce au « replay ». L'accident de voiture, l'avion qui s'écrase… cet homme qui va mourir sous vos yeux car son parachute ne s'est pas ouvert ; le but qu'on vient de marquer, il faut le revoir..... Le replay a créé une notion de réversibilité qui entre en conflit avec la non réversibilité de la formation dans le cadre de la classe. On ne peut pas revenir en arrière, c'est la filière, on a choisi. D'où la difficulté des choix pertinents, et le fait que beaucoup de jeunes ne veulent pas choisir, ou ne veulent pas chercher à choisir, et se confinent dans une sorte de situation non pas de confort mais de difficulté à décider de la filière à suivre. Parce qu'ils sentent que c'est irréversible.
 
Ces notions de temps et de durée me paraissent importantes. A côté du « temps long » et du « temps court », il faut apprendre ce que j’appelle le « temps large », un temps qui, lui, s'empile, du temps parallèle. Savoir s'organiser pour créer un « capital-temps », avec une bonne bibliothèque, une bonne utilisation d'Internet, un bon réseau de relations, de professeurs, un carnet d’adresses bien rempli. Cette possibilité de créer un capital-temps va générer des « intérêts temporels » c'est à dire du temps qu'on peut replacer, réinvestir d'une manière plus souple que les séquences évoquées précédemment.
 
Ensuite l'espace : Pour les élèves, il a également changé. Mac Luhan l'a expliqué dès les années 60. Pour lui, les enfants vont « brûler les écoles ». Il y aura de la violence dans les classes, parce qu'ils ne pourront plus supporter l'autorité ; parce que leur espace, l'environnement dans lequel ils sont confrontés à l'acquisition des connaissances, est entré en mutation.
 
L'environnement de la classe était riche, varié. Il y avait des cartes de géographie, des squelettes, des grenouilles dans des bocaux, des photos, des films, aux premiers stades de l’audiovisuel. Par contraste, l'environnement extérieur, la rue, étaient pauvres, avec peu de publicité, peu de devantures de magasins attrayantes. Pas d'Internet, pas de télévision avec 100 chaînes, pas de Loft Story en temps réel...
 
On peut constater aujourd'hui que le processus s'est inversé : l'environnement de la rue ou du monde dans lequel vivent les jeunes est très riche, très solliciteur. Il y a beaucoup à voir, depuis les panneaux publicitaires jusqu'aux affiches de cinéma, en passant par Internet, le multimédia, le chat, le SMS, le téléphone portable, les jeux vidéo. Alors que l'environnement scolaire, même s'il a beaucoup progressé (chacun de nous a essayé de le faire progresser à sa manière) est resté plus pauvre. 
 
Il y a donc un décalage entre les espaces où ils vivent et les espaces où ils apprennent. Certains disent : « On va les faire apprendre plus efficacement à la maison en leur donnant les moyens du multimédia, d'Internet, du DVD... » Ce n'est pas une solution et nous en parlerons ultérieurement.
 
Enfin la complexité et l’autorité, troisième contrainte de ces nouveaux enjeux.
La crise de l'autorité se manifeste par la non volonté de reconnaissance de quelque uns à incarner la règle. Ce qui peut contraindre par la punition, à suivre l'école, à faire ses devoirs… Et la famille « ne répond plus ». Il y a une sorte de démission de la famille face à certaines contraintes incarnées par l'école et que beaucoup ne peuvent pas accepter parce qu’elles ne sont pas sous tendues par des valeurs permettant de les faire respecter. 
 
La complexité, aussi, car dans un monde interdépendant où tout agit sur tout en permanence, les matières qu'on enseigne semblent dissociées du réel. Géographie, histoire, mathématiques, physique, chimie, biologie, sciences sociales… on n'a  pas l'impression qu'elles sont connectées entre elles. Alors que le monde dans lequel on vit dégage, au contraire, cette impression d'interdépendance permanente, de l'écologie à l'énergie, de l'énergie à la biologie, de la biologie à l'informatique, de l'informatique aux sciences sociales. Quand on parle de retraite et de vieillissement on parle à la fois d'un problème social, d'un problème économique et d'un problème biologique. Donc tout est interdépendant. Et on enseigne, cependant, des morceaux séparés, une mosaïque du monde.
 
2- Que peut-on faire pour adapter notre enseignement, l'école, les lieux de formation?

Considérons deux entités : l'école et le professeur.
Je ne pense pas qu'il faille suréquiper l'école en nouvelles technologies et que les TIC, comme on l'a cru pendant longtemps, apportent chaque fois un « plus » significatif, comme un coup de baguette magique qui permettrait d'apprendre mieux et plus vite. 

A l'école, lieu d'apprentissage, on doit exercer son raisonnement, sa logique. On fait marcher son cerveau, on s'ouvre ou non aux autres, donc on apprend ou non la tolérance, on apprend ou non la socialisation. C’est un lieu de coéducation, on peut apprendre par les professeurs, mais aussi par les autres. A condition de donner pour recevoir. 
 
Un lieu physique est essentiel à mes yeux, car je ne vois pas les élèves en « stabulation libre » devant un ordinateur en train de pianoter en présence d’un professeur qui regarde de temps en temps ce qu'ils font et essaie d'apprendre de ses élèves car ils en savent parfois plus que lui !
 
Non, je vois la classe comme un lieu unique de relations humaines qui va se doter, s'enrichir de technologies selon les cas et les moyens. La classe du futur, pour moi, n'est pas la classe « high tech » avec des ordinateurs partout et des accès à Internet. Même s’ils sont utiles dans certains cas.
 
Les professeurs, jusqu'à présent, ont été considérés, à la fois, comme les détenteurs des connaissances, les transmetteurs de savoirs (dotés d'une certaine capacité de communication pour expliquer les choses et les rendre plus claires) et les chefs de la classe au sens disciplinaire du terme. Ils sont donc chargés d'une double et difficile fonction : transmettre les connaissances en intéressant leurs élèves, en créant un climat de motivation, de curiosité et d'écoute. Mais ils doivent, en même temps, savoir taper sur la table et punir pour faire respecter le règlement, la discipline. 
 
Or aujourd'hui, compte tenu de l'irruption des technologies, les professeurs deviennent plutôt des médiateurs de connaissances, agissant à un carrefour que j'appellerai le système de communication de la classe, fait d'individualités, de personnalités différentes. Des médiateurs qui, de plus en plus, devront jouer le rôle de catalyseur d'intelligence collective. Ces personnes, par leur formation, leur expérience, vont aider à contextualiser les faits reçus par bribes ou par discipline d'une manière linéaire, dans une vision systémique et interdépendante d'un monde qui change. 
 
Ils sont vraiment des catalyseurs au sens le plus noble du terme. Des personnes capables d'être à la fois des pasteurs et des passeurs. Jusqu'à présent, la grande image du professeur était celle du pasteur : celui qui guide le troupeau, qui rassemble les brebis égarées, qui dépiste les moutons noirs... Ce n'est plus seulement cela. L'enseignant doit être un pasteur, un guide, mais aussi un passeur, celui qui va initier des gens, dans le labyrinthe des connaissances, à trouver leur chemin vers le savoir et vers la lumière. Vers quelque chose qui les ouvre à un monde qu'ils ne connaissent pas, par lequel il faut passer, avec risque, en étant aidé, initié, conduit. Tel est le passeur.
 
La différence entre le passeur et le pasteur réside dans le fait que bien des pasteurs sont prédéterminés ou nommés, alors que nous pouvons tous être des passeurs. D'où l'importance de la coéducation. Un élève peut être un passeur pour un autre élève et nous pouvons, dans nos familles, aider nos enfants à contextualiser les informations qu'ils reçoivent à l'école pour être à leur tour des passeurs vis à vis des autres. Et non pas seulement des pasteurs.
 
3- Les méthodes et les contenus. Comment et quoi enseigner ?

Ce sera le troisième point de mon propos. Telle est, aujourd’hui, la grande question face à la complexité du monde.
Que faire devant l’avènement de l’écologie et de l’informatique ? Ajouter écologie et informatique aux programmes ? On met l'informatique dans les maths et l'écologie dans  géographie, ou dans la biologie, qui existent déjà ? Ou bien on rajoute une discipline ? On va inclure de l'écologie dans la vingtaine d’heures de cours par semaine des élèves ? 
 
Il faut des professeurs d'écologie et il faut les former. Mais qui prend-on comme professeurs d'écologie ? Des gens qui viennent de la géographie? De la biologie? Ou de nouveaux diplômés que l’on forme? Chaque fois qu'une nouvelle discipline apparaîtra, augmentera-t-on les heures de cours ? 
 
On est alors confronté à la crise de ce que j'appelle « l'enseignement encyclopédique » par rapport à « l'enseignement systémique ».
 
L'encyclopédisme consiste à créer des secteurs, des domaines. A distiller de manière taylorienne l’information dans le temps du programme et du cycle, à une certaine dose, qui permet ensuite de vérifier si les élèves en ont acquis une partie. Ceci étant testé de manière quantitative et non qualitative par un l'examen. Avec, d’ailleurs, une limite : on décide qu’ «au dessus » d’une barre arbitrairement fixée, l’élève a la moyenne, et qu’ « en dessous » il ne l'a pas. On adopte donc un processus totalement quantitatif et linéaire, pour faire passer à la fois des contenus complexes et juger si les gens ont acquis une partie de cette complexité.
 
Il s’agit, dans ce cas, de la démarche encyclopédique classique. Pour moi l'encyclopédisme est comme un gratte-ciel, avec beaucoup d'étages, de nombreuses pièces, et une infinité de couloirs. Ainsi la pièce consacrée à l'immunologie analytique par exemple, s’appelle « Pièce 423, couloir 12, étage 28 ». Et quand naît une nouvelle discipline, on ajoute une pièce, un étage et un couloir.
 
L'approche systémique est tout à fait différente. Elle se concentre sur l'interdépendance des facteurs, sur le fait que l'on peut, dans une discipline, trouver des éléments communs à une autre. L'approche systémique, à la différence du gratte-ciel, est comme une sphère ou comme un point qui brasse en permanence tous les éléments de la connaissance. Par exemple, la biologie et les feedbacks en biologie, la cybernétique de la biologie peuvent aider à mieux comprendre les feedbacks et la cybernétique de l'économie. Les grands cycles en écologie et les régulations de ces cycles peuvent aider à mieux comprendre le métabolisme cellulaire car les principes de la cybernétique sont communs aux sciences sociales, aux sciences écologiques ou aux sciences chimiques.
 
Il y a donc des données transversales qu’a fait ressortir la systémique. Je vous renvoie à plusieurs livres dont « Le macroscope ». Et aussi aux ouvrages d’Edgar Morin et d'autres auteurs. Ils disent qu’au lieu d’adopter une démarche analytique et encyclopédique, on pourrait aussi faire sienne une démarche systémique. Elle permet de regrouper les connaissances et de former des « invariants », tenant compte bien entendu des mathématiques, de l'informatique, de la théorie et de la dynamique des réseaux, de la théorie du chaos, et de toute une série de domaines permettant de croiser les disciplines entre elles et de les rapprocher. 
 
J'ajouterai l'éducation fractale.

Qu'est ce qu’une structure « fractale »? Ce terme a été créé par le mathématicien français Benoît Mandelbrot. Il signifie qu’une structure reste la même, quelle que soit l'échelle d'observation choisie. Du micro au méso, du méso au macro, les structures restent les mêmes. Ainsi une fougère. Si vous observez une petite partie de la fougère, la feuille dans son ensemble ou un massif entier, ce sont les mêmes structures qui se répètent à l'infini, à la manière des poupées russes.
 
Je dis et j'expérimente aussi que l'éducation, au lieu d'être purement linéaire, peut être fractale. Dans votre premier cours vous résumez tout votre enseignement de l'année. De même dans l’introduction d’un article de presse : les 10 premières lignes renferment le contenu de celui-ci. Ensuite, on décline en spirale. On revient, on revient encore, pour que les élèves comprennent quel sera le contenu pendant toute l'année. Ce qu’on veut leur dire et comment cela se situe par rapport à leurs préoccupations. 
 
 Voilà quelques approches nouvelles sur les méthodes et les contenus. Vous le comprenez, je ne souhaite pas favoriser les maths ou l'écologie plutôt que l'informatique. Je dis simplement qu'on peut faire des maths, de l'écologie ou de l'informatique à condition de trouver des sujets globaux. Des sujets qui permettent de descendre, par le haut de la pyramide, vers des éléments de base de la formation plutôt que de commencer par le bas de la pyramide, à apprendre toutes les disciplines dont on aura besoin pour arriver en haut. Même si la pyramide s’ouvre vers une autre orientation, sous l’influence d’une vocation révélée en cours de route. 
 
4- Mon quatrième point développe un « système pédagogique »

Venons-en à des propositions.
Pour mettre en œuvre l'éducation systémique ou fractale, le réseau de communication dans lequel le professeur est un catalyseur et un médiateur, nous devons considérer la classe comme un système de communication humain, un système de relations humaines. Dans ce système, plaquer des technologies non seulement n'a pas d'effet, mais peut, au contraire, désorganiser le réseau de relations humaines de la classe. Il est donc important d'avoir présent à l'esprit ce que j'appelle le « système pédagogique classe » Cela veut dire que le médiateur enseignant devra se forger un projet pédagogique, quels que soient la classe et l'âge, et en fonction de ce projet pédagogique choisir les technologies les mieux adaptées pour le mener à bien. 
 
Les technologies les plus porteuses pour renforcer un projet pédagogique sont celles qui permettent les interactions rapides, le temps réel, la recherche d'informations, la confrontation des informations. Le contact et les réseaux avec d’autres élèves, à d'autres lieux, par l'Internet ou les réseaux wifi ou airport… Ces systèmes sans fils qui permettent aujourd'hui de communiquer. La messagerie, les forums et pourquoi pas (j’insiste sur ce point car je considère qu'on n'a pas fait assez d'expériences pédagogiques sur la messagerie instantanée que beaucoup de jeunes utilisent mais à des fins non pédagogiques), le SMS, le MSMS avec les téléphones caméras, ces domaines qui, il est intéressant de le constater, ont été proposés par les utilisateurs eux-mêmes : SMS, wifi, IM, P2P, téléchargement de musique, de films, chat, ou e-mail,... Ces applications ont été promues par les usagers et non par les industriels, les pouvoirs publics ou les gouvernements,... Ils ont, certes, proposé des logiciels et des matériels, mais ce sont les gens qui les ont récupérés, réutilisés.
 
Nous n’avons pas su développer les infostructures plutôt que les infra structures. On développe des infrastructures visibles, des fibres optiques, des réseaux de télécommunications, réalisations que l'on peut inaugurer de manière très médiatisées. Mais les infostructures, c'est ce qui met les gens en contact. Et ce sont leurs utilisateurs qui les ont développées eux-mêmes.
 
Nous n’avons pas encore su franchir le pas et utiliser des outils essentiels aux jeunes pour la pédagogie et l'enseignement. Même si le dessin animé et les jeux vidéo entrent progressivement dans les programmes scolaires. Le projet pédagogique du professeur doit savoir sélectionner, selon les cas, l'Internet, le DVD, des jeux interactifs, voire des jeux de rôle, la wifi, les PDA, et les téléphones portables. Et ceci en sorties, hors de l’école, en groupes d'exploration nomade, afin de créer un petit réseau d'intelligence collective qui exploite globalement, sur le terrain, des éléments que le professeur propose et met en valeur, en vertu de son rôle de catalyseur plutôt que de détenteur essentiel et unique des connaissances. 
 
Au nombre des technologies du futur, il faut évidemment mentionner l’e-education ou le e-learning. Beaucoup de personnes, notamment aux USA, pensent que le e-learning va remplacer certaines classes. Je ne suis pas de cet avis.
 
Je vois Internet et l'intranet au centre d'une sorte de matrice. Vers le haut de celle-ci se situent les technologies les plus sophistiquées; vers la gauche, celles qui touchent le plus de monde. Vers le bas, les technologies les plus simples et, à droite, celles qui touchent une seule personne.
 
Par exemple, en haut à gauche, on trouve l’enseignement par satellite, sophistiqué et qui touche beaucoup de monde. En bas à droite sont placés le livre et le tuteur qui s’adressent à une personne. Dans cette matrice est regroupé l'ensemble des moyens pédagogiques actuels : depuis l'ordinateur jusqu'au livre. De la conférence ex cathedra, au séminaire, à la classe, ou au cours. A mes yeux, le e-learning est un carrefour permettant de choisir, « à la carte », grâce à l'Internet et à des logiciels adéquats, les produits et les services éducatifs adaptés à certains publics. Mais il n’est pas envisageable de substituer l’un à l’autre, puisqu'on aura toujours besoin de la relation humaine, du contact, de l'émotion, de la sensibilité. L'électronique n'y changera rien et ne les remplacera évidemment pas.
 
Enfin le dernier point que je souhaiterai aborder va nous entraîner vers les valeurs et la culture au sens large. 
 
5- Enseigner aujourd'hui ce n’est pas seulement transmettre des connaissances, c’est contribuer à la culture.


Qu'est ce que la culture ? A chacun sa définition, évidemment. Pour moi, la culture est un ciment qui permet de réunir les éléments épars d'un monde disjoint, d'un monde que nous recevons par bribes. Par l'école, les disciplines analytiques, les médias, la télévision, nous recevons des fragments de faits, des parcelles d'éléments… La culture est ce ciment qui va nous aider à intégrer. Oui, pour moi la culture c'est l'intégration. A tous les niveaux. Qu'on soit très cultivé, ou pas cultivé... (Attention ! Je ne crois ni à la seule culture des «cultivés » ni à celle des « spécialistes ». La culture des cultivés, est celle de personnes qui savent des petits riens sur tout. Et la culture des spécialistes est l’apanage de ceux qui savent tout sur des petits  riens). 


Pour moi la culture, n'est pas de savoir rien sur tout ou tout sur rien. C'est être capable de situer des faits dans un contexte évolutif qui donne du sens ou non à sa vie par son action, et surtout par l'évaluation de son action. Cela peut caractériser quelqu'un de très simple, de frustre, qui a une culture du terrain, de la nature, et qu'on ne mesure pas avec un quotient intellectuel mais plutôt avec un quotient émotionnel. 
 
Transmettre cette culture ne peut donc se faire qu'en fonction de valeurs. 
 
Alors apparaît le lien entre culture et valeurs. Les valeurs ne se décrètent pas. Elles émergent, comme l'éthique, d'une relation partagée en réseau. Elles ne sont pas révélées. Il s’agit d’un phénomène à la fois immanent et émergent qui résulte de la communication en société. Par conséquent on peut, ensemble, construire des valeurs à l'école, dans la famille, qui permettent de hiérarchiser les priorités, de donner du sens à ce qu'on fait et aussi de choisir les informations qui sont pertinentes pour la vie et pour l’action. 
 
Les enseignants peuvent beaucoup aider à aller dans le sens de cette nouvelle vision de l'éducation. Nous sommes aujourd'hui soumis à un grand risque, celui de « l'info pollution », c'est à dire que la complexité du monde entraîne une complexité de l'information. Nous avons du mal à privilégier tel article plutôt que tel autre, tel livre plutôt que tel autre... Or si nous disposons d’une échelle de valeurs, si nous avons su créer un « capital temps », alors nous avons les moyens de lutter contre l’info pollution et de choisir les informations les plus pertinentes pour notre action.
 
En conclusion, je ne crois pas à la classe high tech. La relation humaine, c’est l’essentiel. Les nouvelles technologies ne sont pas seulement des « Technologies de l'Information et de la Communication » (TIC), mais surtout des « Technologies de la Relation » (TR).
 
L’e-mail, le téléphone portable, l'Internet, ne sont pas des TIC mais des TR. La relation est donc essentielle. Elle peut, certes, passer par les technologies mais elle se renforce par le contact humain. 
 
Il faut catalyser et créer un environnement qui motive, qui excite la curiosité et donne envie d'aller plus loin : c'est le projet pédagogique, le système de communication pédagogique. 
 
L’œuvre de l'enseignant, du professeur, est d'aider les personnes à faire de leur vie un original, c'est à dire une vie unique et non une copie d’autres vies.
 
Nous n’avons qu’une vie. Autant en faire une belle oeuvre.

lundi 26 mai 2014

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)


Pour mardi 27 mai 2014

- Cuissart : étape 67 (révision)
- Delile : page en cours
- poésie : l'araignée et le ver à soie (pour lundi 2 juin)
- calcul : bien revoir l'écriture des nombres (feuille jaune collée sur la couverture intérieure du cahier de texte)
- natation : penser aux affaires de piscine

vendredi 23 mai 2014

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)


Pour lundi 26 mai 2014

- Delile : page en cours
 - poésie : L'araignée et le ver à soie (pour vendredi 30 mai)
- Cuissart : étape 66
- calcul : revoir table des additions

mardi 20 mai 2014

à compléter


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TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)


Pour jeudi 25 mai

- Delile : page en cours
 - poésie : la guenon, le singe et la noix (à savoir pour vendredi 26)
- Cuissart : étape 65 n°2
- Frédi : relire chapitre 12 (sans insister)

lundi 19 mai 2014

à compléter


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TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)


Pour mardi 20 mai (J - 25)


 - poésie : La guenon, le singe et la noix. Pour vendredi 23 mai
- Frédi : relire chapitre 11 (sans insister)
- dictée : "Le globe représente notre planète."

- film : tournage mardi après-midi

vendredi 16 mai 2014

à compléter


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TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)


Pour lundi 19 mai

- Delile : page en cours
 - poésie :
- Cuissart : étape 64 (gl)
- frédi (uniquement pour ceux qui ont terminé Delile) : chapitre 10 (2 pages)
- poésie  : La guenon, le singe et la noix (à savoir pour vendredi 23/05)

LA PHOTO SCOLAIRE DE LA CLASSE SERA PRISE CE LUNDI

vendredi 2 mai 2014

Sauvons la dictée !

 Article de Bruno GUIGUE, lu sur Agoravox >>>

La dictée n’est pas un jeu où un système de vases communicants ne ferait que des gagnants sous prétexte de ne vexer personne. Tout au contraire, elle est ce moment de la scolarité où l’on s’assure que les futurs citoyens utilisent la même langue. Elle traduit un double engagement : celui des maîtres, qui s’engagent à transmettre à leurs élèves les règles de la langue ; celui des élèves, qui s’engagent à respecter ces règles.
Conscient de l’effondrement de l’orthographe chez les jeunes, le ministère de l’Education nationale a décidé de réagir. Pour redresser la barre, va-t-on enfin réformer l’enseignement primaire en le recentrant sur les « fondamentaux » ? Va-t-on reconsidérer l’entrée en sixième pour les élèves dont la maîtrise linguistique est insuffisante ? Non, tout cela peut attendre.

La priorité, c’est de « réformer la dictée » pour arrêter « le cycle infernal de la peur de la faute ». Comment ? En faisant de l’évaluation des élèves un acte positif, et non plus un acte négatif. En distribuant un « plus » lorsqu’une faute n’a pas été commise, et un « moins » lorsqu’elle l’a été.
Prenons un exemple. Lorsqu’un élève, dans une dictée, fait une faute lexicale (« siel » au lieu de « ciel ») il a un point en moins. Mais si, dans la même copie, il fait correctement un accord (« les nuages »), il a un point en plus. Autrement dit, on entend valoriser systématiquement l’absence de faute, de manière à « encourager » l’élève dans sa progression.

Or cette méthode d’évaluation est une aberration pédagogique. Ce n’est pas en passant de la pommade sur l’ego blessé des enfants et de leurs parents qu’on enrayera la dégradation du rapport à l’écrit. On peut s’accommoder de cette situation en considérant que l’orthographe de nos élèves est celle de demain, et enfouir sa tête dans le sable. Mais casser le thermomètre ne fera pas chuter la fièvre du malade.

Comme la grammaire, l’orthographe est l’hygiène de la langue : elle a pour fonction d’en déterminer les règles lexicales. Et parce que la langue est un code symbolique, nous apprenons son maniement en bénéficiant des corrections de nos aînés. Aussi ancienne que l’écriture, la dictée est simplement la meilleure façon de vérifier si ces corrections ont porté leurs fruits.

Par conséquent, la dictée n’est pas un jeu où un système de vases communicants ne ferait que des gagnants sous prétexte de ne vexer personne. Tout au contraire, elle est ce moment de la scolarité où l’on s’assure que les futurs citoyens utilisent la même langue. Elle traduit un double engagement : celui des maîtres, qui s’engagent à transmettre à leurs élèves les règles de la langue ; celui des élèves, qui s’engagent à respecter ces règles.

De ce point de vue, la notation chiffrée est un procédé rationnel permettant d’évaluer la progression réalisée par l’élève. Elle reflète l’estimation objective, à un moment donné, de l’acquisition d’une compétence particulière : le respect des normes lexicales. Elle procure un étalon de mesure pédagogique à l’enseignant, et elle fournit un point de repère indispensable à l’élève.
Car le propre de tout apprentissage, c’est de progresser de manière itérative, d’erreur en correction, jusqu’à la maîtrise d’un savoir. Si on lui interdit de se situer dans cette échelle graduée des acquisitions cognitives, l’élève ne sait plus où il en est. Il est alors victime de la double ignorance dont parle Platon : il ignore son ignorance.

Il a beau avoir réalisé des acquisitions linguistiques, il n’a plus aucune idée de la distance qui sépare sa pratique individuelle de la langue des normes syntaxiques et lexicales qui la régissent. Il parle et il écrit, certes, mais dans un idiome qu’il est le seul à comprendre, avec, peut-être, les membres de sa « tribu » linguistique.

mardi 22 avril 2014

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)


Pour jeudi 24 avril 2014

- Cuissart : étape 61 n°1
- Delile : page en cours
- dictée : "Blanche a oublié son cartable."
 
- calcul mental  : revoir la table des additions

vendredi 18 avril 2014

à compléter

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TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)


Pour mardi 22 avril 2014

Pas de devoir à faire.
Cependant, l'avancement théorique sur Delile est page 60 ; ceux qui ont pris quelque retard en profiteront pour s'avancer. Le bulletin scolaire du 2è trimestre sera remis jeudi 24/04.

Bonne fête de Pâques

jeudi 17 avril 2014

ENGLISH

À revoir, si possible,
pour jeudi 24 avril

ABCs, colors, numbers

à compléter



TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)

Pour vendredi 18 avril 2014

- Cuissart : étape 60 n°2
- Delile : page en cours
- dictée : "Florine soigne la fleur."
                  48     44    37     28    20    14    10      5     2    <--
- calcul mental  4 + 7 + 9 + 8 + 6 + 4 + 5 + 3 + 0 + 2
à revoir         -->  11    20     28     34    38    43    46    46     48

mardi 15 avril 2014

MUSIQUE & CINÉMA




RYTHMES SCOLAIRES

Lu sur le site de la mairie de Néris >>>

Le Conseil Municipal de Néris-les-Bains a créé un Comité Consultatif intitulé "Mise en place des rythmes scolaires". Toute personne intéressée pour faire partie de ce comité est priée de se faire connaître auprès du Secrétariat de Mairie avant le vendredi 18 avril 2014.

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)


Pour jeudi 17 avril 2014

- Delile : page en cours
- Cuissart : étape 59 n° 3
- dictée : "La chèvre broute dans le pré."
- calcul : revoir table des additions

lundi 14 avril 2014

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 10 minutes)


Pour mardi 15 avril

Cuissart : étape 59 n° 1
dictée : "Séverin a livré le livre."
Delile : page en cours

Frédi (pour ceux qui ont achevé Delile) : pages 20 et 21, chapitre 7

vendredi 11 avril 2014

à compléter



TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)

Pour lundi 14 avril 2014

- Cuissart : étape 58 n°3
- Delile : page en cours
- dictée : "La branche du sapin bat contre la fenêtre."
                 55     50    42     36    33    24     23   17     10    <--
- calcul mental 5 + 8 + 6 + 3 + 9 + 1 + 6 + 7 + 4 + 6
à revoir       -->  13    19     22     31    32    38    45    49     55

jeudi 10 avril 2014

à compléter


TRAVAIL en FAMILLE (MAXIMUM 15 minutes)


Pour vendredi 11 avril 2014

- Cuissart : étape 58 n°2
- Delile : page en cours
- dictée : "Il a attrapé une truite et des goujons."
                 55     50    42     36    33    24     23   17     10    <--
- calcul mental 5 + 8 + 6 + 3 + 9 + 1 + 6 + 7 + 4 + 6
à revoir       -->  13    19     22     31    32    38    45    49     55

Homework (Devoir) for 17 april 2014



Regarder le lien et faire les devoirs : faire répéter ce devoir pour chaque jeudi, réviser aussi la feuille avec les différentes parties du corps

http://youtu.be/PBhpdJgaRWY


THE COLOURS:

Red
Green

Black
PiPinknk
Blue
Orange
Yellow
Brown
Grey
White

THE BODYPARTS:
You can find them on the sheet wich is handed out last week by the teacher.

ANIMALS:

Dog; Chien
Cat": Chat
Pig": Cochon
Duck: Canard
Cow: Vache
Horse: Cheval
Bird: Oiseau
Bear: Ours
Penguin: Pinguin

Introducing yourself:

Goodmorning , what is your name? My name is ,,,,,,,,
I am a boy, I am a girl.
I am six years old.

mercredi 9 avril 2014

LA LECTURE N'EST PAS ÉLÉMENTAIRE

Comment aider son enfant à apprendre à lire.

paru en 2009 sur SLATE. fr (article suivi de commentaires) >>>

En tant que parent, vous éprouvez une profonde panique quand vous vous rendez compte que votre enfant — votre enfant, si beau, si intelligent et si drôle, qui vous surprend régulièrement avec ses bons mots précoces, qui est arrivé à construire un arc avec un tube en plastique et des élastiques pour lancer des baguettes chinoises à travers le salon avec une précision remarquable — a de la difficulté à apprendre à lire.
Tous les autres mômes semblent le faire sans mal, expédiant les livres de «Harry Potter», pendant que votre enfant hésite toujours entre «qui» et «quoi». Vous n'avez pas envie de devenir un de ces parents hystériques qui s'affolent à chaque petite difficulté dans son éveil, mais, quand même… Votre gosse ne peut toujours pas lire alors que tous les autres le peuvent. Dans les moments les plus sombres, vous commencez à abaisser vos ambitions pour votre enfant de «baccalauréat, mention très bien» à «baccalauréat» tout court.
De telles craintes sont peut-être exagérées mais elles ne sont pas irrationnelles. La capacité de lire détermine la réussite scolaire et le succès (qui est, bien sûr, aussi lié aux revenus, à la santé entre autres facteurs), et la lecture devient de plus en plus importante après l'école, car de plus en plus de métiers se trouvent maintenant dans les secteurs de l'information et de la technologie.
L'incapacité à lire limite considérablement les aptitudes dans d'autres domaines de la vie. Et beaucoup de personnes n'apprennent jamais à lire correctement: à peu près 40 % des enfants en cours moyen aux Etats-Unis sont dépourvus des bases fondamentales à la lecture; 20% des lycéens sortants avec un diplôme sont illettrés (c'est-à-dire que leurs capacités à lire et écrire ne sont pas suffisantes pour des besoins pratiques); et presque 42 millions d'adultes aux Etats-Unis sont analphabètes [Environ 3 millions en France, NdE).  Donc, il est tout à fait légitime de considérer avec sérieux un problème lié la lecture.

Maintenant quelques éléments de contexte.
D'abord, reconnaissons que par rapport au développement du langage oral, l'acquisition de la lecture n'est pas naturelle. La parole et la compréhension orale peuvent être considérées comme le résultat d'un procédé naturel dans la mesure où les capacités requises émergent sans formation formelle: plusieurs espèces d'animaux emploient des sons comme des claquements, des sifflets, des chants ou des tapements de pied d'une façon qui constitue une forme organisée et ciblée de communication (et des dauphins semblent même avoir des noms pour leurs congénères). 

Avant que les enfants puissent parler couramment, ils passent des sons aux mots, des mots aux phrases, et ainsi de suite, l'acquisition venant du fait de leur exposition à la parole.  Ils font des efforts pour parler, mais avec peu de conseils formels.  En revanche, la lecture s'apprend. 

La bonne nouvelle pour les enfants qui ont du mal à lire est que bien qu'une insuffisance dans la lecture puisse ressembler un échec généralisé, elle est souvent un problème spécifique à une des composantes du processus d'apprentissage. Lire, comme jouer au golf ou de la guitare, n'est pas une capacité globale mais plutôt une agrégation de plusieurs aptitudes. Quand nous lisons couramment, les multiples aptitudes se tissent sans couture au point qu'elles ressemblent à une compétence unique.  

Il est important de connaître ces différentes composantes, car un problème avec une seule d'entre elles peut être la cause de la difficulté d'un enfant à lire. Si nous pouvons trouver la composante défaillante, nous pouvons faire beaucoup pour améliorer la lecture. Ces composantes intimement liées sont néanmoins distinguables:
  • Vocabulaire: connaître le sens des mots.  La compréhension écrite en dépend.  Un plus grand vocabulaire prépare mieux un enfant à la lecture.
  • Compréhension: comprendre et interpréter ce qui est lu, faire des liens entre la page écrite et l'expérience humaine.
  • Conscience phonologique: identifier et manipuler les unités du langage oral, tels que les mots, les syllabes, les allitérations et les rimes. Les enfants qui ont une conscience phonologique peuvent reconnaître que les phrases sont composées par des mots, que les mots sont composés par des phonèmes et des syllabes, que de nouveaux mots peuvent être construits en supprimant certains phonèmes dans un mot, que des mots différents commencent ou se terminent avec le même phonème…
  • Décodage: déconstruire les mots pour trouver les phonèmes qui les constituent et créer des mots avec eux.  Ceci commence avec la combinaison des phonèmes (« a » plus « mi » font « ami ») et se prolonge par la lecture phonétique de  mots que l'enfant n'a jamais vus en reconnaissant les lettres et les syllabes qui les constituent.
  • Facilité: lire facilement, avec de la précision, de la vitesse, et de l'intonation qui montrent le sens de ce qu'on lit.
Même sans compétence professionnelle dans l'apprentissage de l'alphabétisation, les parents peuvent faire beaucoup par le jeu et dans la vie quotidienne pour promouvoir la lecture — sans que cela ne devienne une tâche ou une lutte stressante.
Les parents peuvent commencer à travailler les bases de la lecture quand l'enfant est toujours bébé et puis étendre le procédé tout au long de l'enfance.  Plus l'enfant maîtrise le langage oral, mieux c'est.  Quand il commence à lire, il va se servir de toute une réserve de compétences qu'il a acquises en parlant et en écoutant : le vocabulaire, la compréhension, la conscience phonologique, la capacité à lier le signifiant avec le signifié.

Assonance, phonèmes et rimes
Il faut parler avec un bébé et l'encourager à faire une variété de sons qui ressemblent au langage parlé. Lisez à l'enfant et laissez des livres à sa portée. Faites votre possible pour que la lecture soit amusante, plaisante, apaisante et impliquante. Vous développez ses connaissances phonétiques, son appréciation de la lecture, et lui faites comprendre la valeur et l'importance des livres.
Avec les jeunes enfants (entre 18 mois et 4 ans), il est utile de faire un lien entre la lecture et la routine quotidienne, par exemple l'heure de se coucher, l'heure de la sieste, avant ou après les repas … Choisissez des sujets qui les intéressent ; laissez l'enfant choisir les livres à lire. Jouez avec les phonèmes et les rimes : des chansons, des comptines, des phrases inventées («la belle Isabelle» ou «Julie est polie» pour faire entendre des rimes; «Sam suce sa sucette» pour démontrer l'assonance).
Les comptines sont particulièrement riches en mots, en rimes et autres éléments fondamentaux. Parlez d'un maximum de sujets, même les plus banals : indiquez les différentes parties d'une voiture ou d'un animal dans une illustration et nommez-les. Quand vous lisez, arrêtez-vous de temps en temps pour poser de petites questions comme «qu'est-ce que Babar pense?» ou «qu'est-ce que tu penses qu'il va se passer?».  C'est génial pour la compréhension.  Si la question est trop difficile, guidez-le : «J'imagine que Babar se sent un peu seul.  Qu'est-ce qu'on peut faire pour qu'il se sente mieux?»
De plus, vous pouvez encourager votre enfant à faire l'expérience de l'écriture, ce qui facilite la lecture parce qu'il se sert des phonèmes pour essayer d'écrire les mots.  Il écrira peut-être «sole» pour «soleil» mais c'est un bon début parce que cela montre qu'il comprend que les mots se composent de phonèmes.

Quand votre enfant entre à l'école élémentaire et commence vraiment à travailler la lecture, c'est une bonne idée de continuer à lire avec lui, en incorporant des exercices d'écriture détendus (certains aiment tenir un journal, surtout si l'un de ses parents partage l'activité avec lui) et parlez avec lui de ce qu'il a lu. S'il existe une série de livres au sujet d'une des passions de votre enfant, présentez-lui la série et encouragez-le à s'y plonger. Ainsi, il fera connaissance avec les personnages récurrents et le fil conducteur, et les volumes suivants auront un air familier.

Dictionnaire et jeux de mots
Assurez-vous qu'il y a un dictionnaire accessible dans la maison et servez-vous-en avec votre enfant. Un dictionnaire aide non seulement à développer son vocabulaire et sa compréhension, mais il aide aussi au décodage, parce qu'il montre à l'enfant que les mots sont composés de syllabes qui peuvent être prononcées une par une.
Inventez des jeux de mots auxquels vous pouvez jouer dans la voiture ou dans un magasin.  «Quels mots partagent les mêmes sons que le mot neige?» est un bon début pour un enfant en CP, et cela peut devenir de plus en plus complexe. Si vous avez l'esprit de compétition, résistez à la tentation de battre votre enfant au jeu et de faire une danse de la victoire. Et, bien sûr, montrez par vos actes et non seulement par vos mots que la lecture est impliquante, pertinente, et constitue un chemin vers de nouvelles expériences. Mettez des livres dans les endroits où votre enfant peut en feuilleter dans le cours normal de sa vie. Il faut que vous soyez vous-même en intimité avec les livres, il ne suffit pas de lui faire la leçon.
Vous ne pouvez pas devenir professeur particulier de lecture à temps plein ; vous avez par ailleurs toutes vos autres responsabilités parentales, et tous les enfants n'ont pas les mêmes intérêts, capacités et facultés de concentration. Vous allez donc être obligé de choisir seulement quelques unes des différentes activités qui promeuvent l'apprentissage de la lecture.
En règle générale, il faut chercher la régularité, faites-en un peu chaque jour en liant la lecture à un moment calme de la journée, plutôt que faire un marathon de Sartre le troisième samedi du mois. Et quand vous dressez les priorités, gardez en tête qu'il y a deux activités particulièrement essentielles:
  • Lecture à voix haute. Cela montre que la lecture est importante, une partie de la vie quotidienne, et amusante, et cela vous permet de développer chez votre enfant les aptitudes de base.  Il est tout à fait acceptable de relire les mêmes livres, comme beaucoup d'enfants aiment faire. La recherche a démontré que les lectures répétées aident un enfant à mieux intégrer les mots, à les comprendre, et à lier les sons, les mots et leurs sens. Même en lisant une histoire pour la 50e fois, impliquez votre enfant dans le texte : «Qu'est-ce que fait Winnie?  Qu'est-ce qui est dans sa marmite ?»
  • Travaillez la prononciation. Aidez l'enfant à comprendre que les mots sont liés aux sons et que les mots se composent de sons. En fin de compte, ce qui fait avancer un enfant c'est sa capacité à prononcer des mots nouveaux, pas de mémoriser des mots. Il y a des abécédaires qui vous aideront à travailler avec votre enfant sur le lien entre les lettres et les sons.  Quand vous lisez, arrêtez-vous parfois pour prononcer un mot avec votre enfant.
La lecture est peut-être intimidante, complexe et effrayante quand votre enfant a du mal avec elle, mais les parents devraient se rassurer en gardant à l'esprit qu'un entraînement simple et détendu que vous faites par le jeu et par d'autres activités quotidiennes peut faire la différence. Même une petite augmentation dans sa sensibilité aux sons ou à la rime, même un tout petit peu plus de familiarité avec les livres et de motivation à les connaître peuvent faire une grande différence à l'école. La préparation à la lecture est en tête des facteurs qui déterminent l'épanouissement à l'école. Cette préparation n'a pas besoin — et ne doit pas — être menaçante, sévère, ou fastidieuse. Aidez plutôt votre enfant à lire en faisant ce que vous faites déjà — jouez avec lui, parlez avec lui — mais avec plus de méthode.

Alan E. Kazdin, actuel président de l'Association Américaine de Psychologie, est professeur de psychologie et de psychologie de l'enfant à l'Université Yale et directeur du «Parenting Center and Child Conduct Clinic » de Yale. Carlo Rotella est directeur des études américaines au Boston College. Ils sont auteurs de "The Kazdin Method for Parenting the Defiant Child.»

Cet article, traduit par Holly Pouquet a été publié sur Slate.com le 2 janvier 2009.